jan 29

À l’heure où Astérix aux Jeux Olympiques sort sur tous les écrans, certains devraient réviser leur culture Gauloise ! Bon, le fait que je sois originaire d’un petit village situé à quelques kilomètres du site de la fameuse bataille d’Alésia doit y faire pour beaucoup…

Hier matin, alors que l’équipe de l’émission Caféine jouent à la version québécoise du jeu “Time’s Up!”, la discrète réflexion du présentateur Éric Nolin sur Vercingétorix m’a fait bondir ! À en lâcher mon toast de beurre de cacahuètes :

“Vercingétorix ? Te rends-tu compte si
tu te rappelles pas dans Astérix c’est lequel ?!”

Bon allez, c’est bien parce que j’aime bien cette émission que je vais lui pardonner ;-)

jan 26

Hier soir, nous avons tenté le resto O.NOIR, une expérience culinaire assez extraordinaire. Le concept à fait fureur à Paris, en Australie, à New-York et Los Angeles… et débarque pour la première fois au Canada à Montréal.

L’idée est assez surprenante, puisqu’il s’agit de vivre l’espace d’un instant le quotidien des personnes aveugles, en mangeant dans le noir absolu !

A peine entré, il faut se débarrasser de toute source lumineuse : portable, lampe, etc. Puis il faut choisir son plat, tant qu’il fait encore jour. Petit conseil, optez pour le menu “surprise”, et vous ne saurez pas ce qu’il y aura dans votre assiette. Arrive ensuite notre serveur, non-voyant, qui va nous guider jusqu’à notre table : “Accrochez vous à mon épaule, et attention !”.

Voilà une petite vidéo qui explique le concept. Il s’agit de l’Opaque de New-York, mais c’est exactement la même chose à Montréal, et j’imagine ailleurs. Ne vous moquez pas, c’est vraiment difficile de manger quand on n’est pas habitué à cet environnement !

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jan 23

Tout a commencé l’été dernier quand le producteur J.J. Abrams (producteur de nombreuses séries, dont Lost et Alias) a lancé une bande annonce inattendue, énigmatique et anonyme avant le film Transformers. La vidéo montre une vingtaine de jeunes New Yorkais dont la petite fête est interrompue par ce qui semble être une attaque sans précédent sur la ville, par ce qu’on devine être un monstre.

Il n’en fallait pas plus pour qu’internet s’empare du phénomène et créé le buzz autour d’un film, dont personne ne savait vraiment grand chose. Rien de tel pour faire monter la sauce, et provoquer l’impatience du spectateur ! A croire que la stratégie marketing à marché sur moi, car j’en sors à peine. L’avantage c’est que je n’ai pas eu à attendre le 6 février pour la sortie française. Verdict ? Cloverfield est un OVNI, à tous points de vue.

Début du film, écran noir pendant 30 secondes. On assiste à la projection d’une vidéo amateur retrouvée dans une zone anciennement appelée Central Park. Dès le début, on est captivé par la réalisation. Tout est filmé “au poing”, à la manière du Projet Blair Witch. Ça fait un peu tourner la tête au début, car à mon avis le réalisateur à trop voulu accentuer l’effet “caméscope”. C’est pas parce qu’on a une DV dans la main qu’on est obligé de cadrer comme un pied ou zoomer-dézoomer sans arrêt ! Dans l’action, je veux bien, mais c’est insupportable dans le premier quart d’heure où le gentil rouquin filme un peu tout et n’importe quoi pour nous planter le décor et nous présenter ses amis. C’est de loin la partie la plus chiante du film. La seule peut-être.

Ensuite, tout s’accélère. De grosses explosions (celles de la bande annonce) lancent l’intrigue et nos amis commencent à halluciner lorsque la tête de la Statue de la Liberté atterrit en pleine rue. Commence alors une course contre la montre pour échapper à cette “attaque” dont personne ne sait grand chose.

Je ne vous dirai pas à quoi ressemble ce monstre, ni même s’il y en a plusieurs, là n’est pas l’intérêt. Ce qui est captivant justement, c’est que le spectateur n’en sait pas plus que ce groupe. On assiste, impuissant, à une attaque aussi violente qu’inattendue, et découvre petit à petit à quoi la ville fait face, au détour d’une télé dans une boutique ou du passage furtif d’une silhouette entre deux immeubles. C’est évident que Cloverfield fait ressortir les vieux démons du 11 septembre. Même si l’attaque en elle même est bien différente, on comprend la détresse qu’ont pu ressentir ceux qui se trouvaient dans Manhattan ce jour là.

Ce que j’ai moins aimé. Le film reste une production américaine, et vous pouvez vous attendre à un déluge d’effets spéciaux. En soit les effets sont réussis, mais passé un certain moment, je trouve qu’il y a trop de plans de “ce” qui provoque cette attaque. Là où tout est dans le suggéré au départ, le film perd un peu son caractère angoissant quand on voit de plein pied la bébête. Il fallait aussi plaquer une histoire d’amour là dessus, et c’est un peu autour de ça que va se baser toute l’aventure, on s’en serait bien passé. Enfin, les “placements de produit” tout au long du film ne sont vraiment pas discrets : une longue pause devant le magasin Sephora avec gros plans répétés sur l’enseigne, l’utilisation outrancière d’un portable Nokia (avec une histoire de batterie uniquement là pour montrer la marque) et arrêt dans le métro devant une pub, braquage d’un distributeur Mountain Dew avec un long plan sur le logo de la boisson, etc.

Mais au final, le film vaut vraiment le coup. La réalisation est très originale, et on est scotché à son siège du début à la fin. Pour vous dire, je me suis posé dans le ciné et je n’ai même pas pris le temps d’enlever mon manteau ou mon écharpe tant je ne voulais pas rater une minute de cette histoire incroyable. J’ai d’autant plus apprécié que je ne voyais pas la ville de la même manière puisque j’étais à New-York il y a quelques jours. Ce Cloverfield aura certainement le succès qu’il mérite !

jan 22

Lors de notre dernier trip à New York, nous avons comme d’habitude fait une halte au duty-free, pour acheter au minimum 2 kg de Toblerone. Entre les tuques en peau de caribou et les t-shirt “I love MTL”, nous sommes tombés sur des noix bien étranges : les noix d’acajou (cf photo).

On a tous été étonnés, car vu la forme de la noix, il s’agit de toute évidence de la noix de cajou (sans le A). Peut-être un peu vite, on en a donc tous conclu à une affreuse fote d’ortograf. Vraiment ?

J’ai mené ma petite enquête, et bon nombre d’encyclopédies ou dictionnaires en ligne ne connaissent que la noix de cajou. Certains sites parlent effectivement de noix d’acajou, mais comme on dit “le papier se laisse écrire”, l’HTML aussi. Alors, l’acajou fait t-il des noix ? Le nom “acajou” vient de “acajù” en langue Tupi, une tribu brésilienne canibale, et désigne l’anacardier, qui donne le cajou, pomme-cajou, noix de cajou ou d’acajou, ou comme vous voudrez bien l’appeler

Ce qui est certain, c’est qu’en anglais on parle de “cashew” (rien à voir avec le cachou), “caju” en portugais, “cajuil” en espagnol et “acajou” ou “cajou” en français. Il semblerait que le terme “cajou” soit plus utilisé pour parler de la noix, et “acajou” pour désigner le bois précieux qu’on connaît. Et d’après ce que j’ai trouvé, l’anacardier n’est pas l’arbre qui donne ce bois, donc il n’y a a priori aucune raison de manger des noix d’acajou. Sauf que les deux s’utilisent (et se vendent visiblement).

C’est à n’y rien comprendre, alors si Bernard Pivot passe par là, il est le bienvenue ! Moi je vais aller manger des cacahuètes…

jan 17

Voilà quelques jours que nous sommes rentrés de New York, après avoir concrétisé cette folle idée de commencer l’année sur Times Square. Le temps était pourtant idéal pour rester à Montréal : un froid de caribou sur fond de tempête de neige menaçante. Mais non ! Nous, irréductibles Gaulois, avons décidé de partir encore une fois pour un trip de 5 jours “aux États” comme on dit icitte.

Plutôt que de vous raconter notre périple au jour le jour, comme l’a très bien fait Lynxette, je vais plutôt vous faire un micro-guide de survie à New York. Ou comment profiter au maximum de New York en 5 jours, montre en main, en minimisant vos dépenses, les heures d’attente (dans la mesure du possible, vous verrez…), les arnaques et les déceptions.

Grimpez dans not’ char pour un petit Montréal - New York - Montréal !

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jan 15

J’avoue qu’au départ je n’avais pas trop d’idée pour cette rédac’blogue du mois sur le thème du “petit-déjeuner”.

J’avais préparé mon excuse : au Canada, le petit-déjeuner n’existe pas. Au Québec en tout cas. Quoi ? Oui parce que les noms des repas sont différents. Le petit-déjeuner devient le déjeuner, le déjeuner devient le dîner et le dîner… le souper. En résumé, on ne dit pas “Qui dort, dîne”, mais “Qui dort, soupe”.

Après tout si on y pense c’est logique car “déjeuner”, de même que breakfast (break-fast) en anglais signifie littéralement dé-jeûner, c’est à dire rompre le jeûne de la nuit.

A quoi bon rendre ce rituel “petit” ? Dixit papa, à l’origine le petit déjeuner était pris dans les fermes à 5h du matin, quand les fermiers se levaient de bon pied pour aller traire les vaches. Un café et deux tartines vite fait, histoire de tenir au saut du lit. Une fois le travail fait, vers 9h30-10h, tout ce petit monde - les vaches en moins - rentrait prendre le déjeuner. Le vrai, avec le bout de camembert qui va bien et le hareng saur trempé dans le chocolat au lait (frais, pour le coup). S’en suit le soûper et le dîner.

Mais alors, pourquoi le petit-déjeuner n’existe plus “icitte” ? Et bien parce que sur ce coup là, le québécois a été plus futé. Vous vous levez encore, vous, à 5h du mat’, pour aller traire les vaches ? C’est plutôt 7h ou 8h (voir 11h pour ceux qui hibernent en ce moment) en général. La logique voudrait donc de faire sauter le “petit” puisque son grand frère ne suit plus. Sauf qu’en linguistique, la logique n’est pas toujours le maître mot.

Voilà comment j’imagine la chose. Le Français a dû continuer à se lever tôt, et prendre son petit-déjeuner. Puis, les années passant, il s’est rendu compte que c’est pas mal de se lever plus tard. Manger aussi. Alors, malin, M. Dupont se levait à 9h, mais continuait à casser la croûte à peine levé. A 11h aussi, et midi également. Avec le temps, il s’est probablement rendu compte que manger à 10h, 11h et 12h c’était un peu abusé, alors il a décidé (par référendum probablement) d’en enlever un, le dernier en l’occurrence. S’en était fait, le dîner était mort.

La logique est discutable implacable. Mais alors pourquoi, cocorico, le souper est il devenu le dîner ? Là, je n’ai pas de réponse. Après il ne faudra pas se plaindre si le “français de France” est qualifié de “maudzit français”…

Si vous avez encore faim, allez donc grappiller chez Laurent, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Alcib, Bluelulie, Anne, Hpy, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, Jo Ann v, V à l’ouest, Marie, William, Catie, Nanou, Isabelle, Cecfrombelgium, Gally, Froggie, La Nymphette ou Julie70.

jan 10

5 jours à 200 à l’heure, à cheval sur deux années. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à voir. Beaucoup d’attente aussi. De curieuses rencontres également… yummy yummy yummy !

New-York ne se repose jamais… je ne peux pas en dire autant. Un nouvel an à New-York, je vous le dis, c’est pas de tout repos. Rendez-vous dans quelques jours pour le récit de nos folles aventures chez Uncle Sam !

Il faudra bien un peu de temps à Lynxette pour rentrer avec ses bottes de sept lieux…

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