What is this? From this page you can use the Social Web links to save Un week-end chez l'Oncle Sam to a social bookmarking site, or the E-mail form to send a link via e-mail.

Social Web

E-mail

E-mail It
novembre 16, 2007

Un week-end chez l’Oncle Sam

Posted in: Voyage, Photos

Après notre dernier périple au pays des baleines, nous avons pris la route dans le sens inverse, direction les States ! Des baleines aux Américains, n’y voyez aucun lien.

Samedi matin, aux aurores, nous embarquons dans not’ char, une bonne vieille Pontiac : on ne change pas une équipe qui gagne. Cap vers le Vermont, un tout petit État (Unis) américain dont les principales activités sont l’agriculture, la pêche et la chasse. Ma passion en résumé. Je vous préviens tout de suite, le principe du voyage était de ne pas en avoir. Du voyage désorganisé, du vrai !

Premier arrêt… la douane. Rien de bien folichon, on a droit à un scan de nos index (ça me permet de réviser mon cours de Pattern Recognition) et une belle photo, le tout sous l’oeil protecteur de Georges W. Passage ensuite au duty-free, où on hésite longtemps entre la vodka pêche ou cerise, finalement ce sera cramberries. Il faut dire que l’alcool est pas dispendieuse pantoute à la frontière: à $30 la bouteille à la SAQ, on s’en tire ici pour deux fois moins cher (alors autant en prendre deux). A consommer avec délectation modération évidemment !

La première chose qui choque en crossant la frontière, c’est qu’on a moins mal aux fesses. Je m’explique. Les routes aux States sont vraiment impeccables, comparées à certaines du Canada qui sont rapiécées en maudit. L’Oncle Sam peut, lui, rouler peinard sur des routes de première classe, même au fin fond du countryside.

On en profite pour s’arrêter à Swanton, ville de chasseurs où le gibier est étallé à même la station service. Charmant ! Au moins autant que le rayon de la “library” (bibliothèque, attention à vos faux amis) dédié au Führer. La ville supporte les troupes qui sont au front. On se dit que c’est pour ça que la plupart des maisons arborent fièrement le drapeau américain.

On the road again. Direction un peu plus loin. On tourne un peu partout autour du lac Champlain. Et pour cause, car le lac Champlain est un peu le “Loch Ness” local, et abrite lui aussi son “nessie”. A défaut de trouver Champy (c’est son ptssi nom), on a au moins découvert sa boîte au lettres. On squatte ensuite pendant un petit moment sur le bord du lac, a faire des ricochets sur la plage. Peut-être prendrais-je ma retraite par ici, dans une maison perdue entre la forêt et la côte !

Il y en a partout, des drapeaux américains ! Soit ils ont vraiment beaucoup beaucoup de soldats du Vermont sur le front, soit ils trouvent ça juste trop la classe. On débarque ensuite à Burlington, petite bourgade où nous retirons des billets verts pour aller faire des emplettes. Il est l’heure de se refaire une santé, avec de la “healthy food” de chez Al’s. Prix imbattables, le trio coûte un cinq dollars seulement. C’est surtout l’occasion de dîner dans un resto-route typique : banquettes rouges en simili-cuir, décor en inox rétro et le tube de moutarde sur la table.

On passe l’après midi a la fabrique de glace Ben & Jerry’s. Le tour de l’usine est rapide mais à la clé on a droit à une degustation du parfum chocolat “Half-Baked”. Miam ! Dehors il fait déjà nuit. Normal, il est 16h30.

Ensuite, soirée AEB. Pour les néophites, l’AEB c’est l’Aubaine En Boîte, la bonne affaire. Et aux States, quand on a des euros (convertis en dollars canadiens, puis en US) en poche, c’est de l’AEB². Vous y croyez, vous, à une paire de Converse neuves et authentiques pour $12 ? Rien que pour le plan radin-malin on reviendra !

Il est 21h, direction l’hôtel Anchorage Inn, juste en face du centre commercial. Le nom est classe, le prix aussi ! $80 la nuit pour cinq avec jacuzzi et piscine (trouble), c’est parfait pour nous ! Petite soirée pizza-duty-free sympa, la nuit est courte, et on se réveille avec un espèce de one-man show télévisé ou un jeune type prêche le pardon sur le ton humoristique. Assez spécial, on a pas tout regardé. Mais ouf, on peut se confesser online et acheter ses DVD. Je vais en commander une dizaine pour les fêtes, ça fait toujours plaisir.

La journée se poursuit par un McDo (le classique des trips du dimanche). Le resto embauche à $5/hr, dommage je n’ai pas de CV sur moi. On enchaîne par un musée fermé, donc on repart, pour aller à la fabrique de Teddy-Bear du Vermont. On découvre la naissance des ours en peluches par une visite hyper détaillée passionnante. Les filles (et Benoît !) passent ensuite à la maternité pour Teddy-Bear où tout est fait pour vous rendre gaga. Ça commence par le choix du pelage de la bête. Ensuite, on vous demande de mettre un petit coeur dans l’ourson, avant de le remplir par ce que vous voulez : Amour, Réussite, Imagination… ? S’en suit la couture du dos du pauvre animal, qui se termine par le couper du cordon et la déclaration officielle de naissance. La peluche est ensuite glissée dans un carton, avec un trou d’aération bien sûr pour le faire respirer. Presque comme à la maternité en somme. Sauf qu’ici il faut passer à la caisse ! Quelle immoralité…

La journée se termine par la visite de Montpelier (avec un seul L), la capitale du Vermont. Capitale, il faut le dire vite car il n’y a pas grand chose à y faire, et c’est quasi-impossible de manger ! Quoi, plus de burgers ? Plus de pizzas ? Inadmissible on est d’accord ! Montpelier reste ceci-dit une très jolie ville, et il faut lui accorder la prouesse d’être la seule capitale américaine à avoir résistée à Ronald McDonald.

Il est temps de remonter vers le Nord. Il fait déjà nuit, mais on s’arrête quand même pour voir (et surtout deviner) des chutes d’eau et une église. La grosse déception du week-end : j’ai oublié mes bâtons de boeuf séché dans la boîte a gants. Les prochains locataires d’une Pontiac G5 sont priés de me contacter - forte récompense à la clé.

Les photos du périples dans le Vermont :

…et les restes du monde :


Return to: Un week-end chez l’Oncle Sam