Faire une pub pour promouvoir la pilule du lendemain ? Pourquoi pas, mais alors sur quel pieds danser quand on est l’annonceur ?
Soyons clairs, je ne suis pas un pro de la pub et on va peut-être me dire que je n’ai rien compris. C’est possible, mais dans ce cas j’ose penser que je ne suis pas le seul, et l’annonceur a bien râté son coup (sans mauvais jeu de mot).
La marque, c’est Plan B, qui vise clairement un public très jeune, à en croire leur site web et surtout la campagne virale qui sévit en ce moment. Tous les magazines jeunes, de la nuit et étudiants la diffusent, et depuis quelques semaines je la voit placardées dans les couloirs de l’Université Concordia à tous les étages (cf photo).
Le message est à 100 km du ton préventif auquel on pourrait s’attendre : “Plan B : la pilule du oups j’ai bu quatre martinis, trois shooters, puis j’ai rencontré un méchant pétard est la suite est floue“. En gros, faites n’importe quoi dans vos soirées, Plan B vous sauvera la vie quoi qu’il arrive.
La pub est accrocheuse, plutôt sympa avec ses tons acidulés, de quoi séduire et marquer les esprits. Personnellement, je suis vraiment choqué par l’idée même de la pub, et 1000 fois plus par le message véhiculé. La marque à même créé un site web (partagezvotreoups.ca) pour créer le buzz en invitant les internautes à imaginer le prochain slogan. Certains sont vraiment pas mal, mais je pense que celui diffusé en ce moment est vraiment stupide. Le but de la marque c’est évidemment de vendre sa marchandise, mais à quel prix ?
A l’heure ou le sida fait 8000 morts par jours, je suis un peu choqué par cette campagne de déresponsabilisation massive. Voilà c’est dit !
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le Mardi 11 décembre 2007 à 2:11
Tout a fait, c’est vraiment glauque comme pub…va mettre ça en France et tu vas voir le bordel ! :-D