jan 26

Hier soir, nous avons tenté le resto O.NOIR, une expérience culinaire assez extraordinaire. Le concept à fait fureur à Paris, en Australie, à New-York et Los Angeles… et débarque pour la première fois au Canada à Montréal.

L’idée est assez surprenante, puisqu’il s’agit de vivre l’espace d’un instant le quotidien des personnes aveugles, en mangeant dans le noir absolu !

A peine entré, il faut se débarrasser de toute source lumineuse : portable, lampe, etc. Puis il faut choisir son plat, tant qu’il fait encore jour. Petit conseil, optez pour le menu “surprise”, et vous ne saurez pas ce qu’il y aura dans votre assiette. Arrive ensuite notre serveur, non-voyant, qui va nous guider jusqu’à notre table : “Accrochez vous à mon épaule, et attention !”.

Voilà une petite vidéo qui explique le concept. Il s’agit de l’Opaque de New-York, mais c’est exactement la même chose à Montréal, et j’imagine ailleurs. Ne vous moquez pas, c’est vraiment difficile de manger quand on n’est pas habitué à cet environnement !

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jan 22

Lors de notre dernier trip à New York, nous avons comme d’habitude fait une halte au duty-free, pour acheter au minimum 2 kg de Toblerone. Entre les tuques en peau de caribou et les t-shirt “I love MTL”, nous sommes tombés sur des noix bien étranges : les noix d’acajou (cf photo).

On a tous été étonnés, car vu la forme de la noix, il s’agit de toute évidence de la noix de cajou (sans le A). Peut-être un peu vite, on en a donc tous conclu à une affreuse fote d’ortograf. Vraiment ?

J’ai mené ma petite enquête, et bon nombre d’encyclopédies ou dictionnaires en ligne ne connaissent que la noix de cajou. Certains sites parlent effectivement de noix d’acajou, mais comme on dit “le papier se laisse écrire”, l’HTML aussi. Alors, l’acajou fait t-il des noix ? Le nom “acajou” vient de “acajù” en langue Tupi, une tribu brésilienne canibale, et désigne l’anacardier, qui donne le cajou, pomme-cajou, noix de cajou ou d’acajou, ou comme vous voudrez bien l’appeler

Ce qui est certain, c’est qu’en anglais on parle de “cashew” (rien à voir avec le cachou), “caju” en portugais, “cajuil” en espagnol et “acajou” ou “cajou” en français. Il semblerait que le terme “cajou” soit plus utilisé pour parler de la noix, et “acajou” pour désigner le bois précieux qu’on connaît. Et d’après ce que j’ai trouvé, l’anacardier n’est pas l’arbre qui donne ce bois, donc il n’y a a priori aucune raison de manger des noix d’acajou. Sauf que les deux s’utilisent (et se vendent visiblement).

C’est à n’y rien comprendre, alors si Bernard Pivot passe par là, il est le bienvenue ! Moi je vais aller manger des cacahuètes…

jan 15

J’avoue qu’au départ je n’avais pas trop d’idée pour cette rédac’blogue du mois sur le thème du “petit-déjeuner”.

J’avais préparé mon excuse : au Canada, le petit-déjeuner n’existe pas. Au Québec en tout cas. Quoi ? Oui parce que les noms des repas sont différents. Le petit-déjeuner devient le déjeuner, le déjeuner devient le dîner et le dîner… le souper. En résumé, on ne dit pas “Qui dort, dîne”, mais “Qui dort, soupe”.

Après tout si on y pense c’est logique car “déjeuner”, de même que breakfast (break-fast) en anglais signifie littéralement dé-jeûner, c’est à dire rompre le jeûne de la nuit.

A quoi bon rendre ce rituel “petit” ? Dixit papa, à l’origine le petit déjeuner était pris dans les fermes à 5h du matin, quand les fermiers se levaient de bon pied pour aller traire les vaches. Un café et deux tartines vite fait, histoire de tenir au saut du lit. Une fois le travail fait, vers 9h30-10h, tout ce petit monde - les vaches en moins - rentrait prendre le déjeuner. Le vrai, avec le bout de camembert qui va bien et le hareng saur trempé dans le chocolat au lait (frais, pour le coup). S’en suit le soûper et le dîner.

Mais alors, pourquoi le petit-déjeuner n’existe plus “icitte” ? Et bien parce que sur ce coup là, le québécois a été plus futé. Vous vous levez encore, vous, à 5h du mat’, pour aller traire les vaches ? C’est plutôt 7h ou 8h (voir 11h pour ceux qui hibernent en ce moment) en général. La logique voudrait donc de faire sauter le “petit” puisque son grand frère ne suit plus. Sauf qu’en linguistique, la logique n’est pas toujours le maître mot.

Voilà comment j’imagine la chose. Le Français a dû continuer à se lever tôt, et prendre son petit-déjeuner. Puis, les années passant, il s’est rendu compte que c’est pas mal de se lever plus tard. Manger aussi. Alors, malin, M. Dupont se levait à 9h, mais continuait à casser la croûte à peine levé. A 11h aussi, et midi également. Avec le temps, il s’est probablement rendu compte que manger à 10h, 11h et 12h c’était un peu abusé, alors il a décidé (par référendum probablement) d’en enlever un, le dernier en l’occurrence. S’en était fait, le dîner était mort.

La logique est discutable implacable. Mais alors pourquoi, cocorico, le souper est il devenu le dîner ? Là, je n’ai pas de réponse. Après il ne faudra pas se plaindre si le “français de France” est qualifié de “maudzit français”…

Si vous avez encore faim, allez donc grappiller chez Laurent, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Alcib, Bluelulie, Anne, Hpy, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, Jo Ann v, V à l’ouest, Marie, William, Catie, Nanou, Isabelle, Cecfrombelgium, Gally, Froggie, La Nymphette ou Julie70.

déc 29

Le beurre de cacahuète, on y devient vite accroc.C’est parfait au petit déj’ sur un muffin anglais ou un bagel fraîchement toasté, mais en entamant le dernier pot (de 1kg, voyons les choses en grand), je me suis demandé ce qu’on pouvait bien en faire d’autre.

Des ti’biscuits !

Pas très emballé par la recette Kraft proposée sur le pot (recette sans farine, juste beurre et oeufs…) en voici une bien meilleure dont le résultat a été homologué par les papilles françaises qui passaient par là.

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déc 01

C’est l’heure du bilan ? Non… surtout l’heure de réviser mes cours de Distributed Systems et Information Systems Security ! Et oui, les cours, c’est fini, mais il me reste pas mal de choses à boucler la semaine prochaine…

Sinon, Noël et l’hiver s’installent sérieusement sur Montréal : il neige, et le mercure chute (-13°C présentement, avec un maximum de -8°C cet après-midi). On a bien choisi notre année, la madame météo de “Salut Bonjour Week-end” à gentillement annoncé qu’on devrait connaître l’hiver le plus froid en 15 ans !

Petit cadeau avant l’heure pour tous les expatriés orphelins de fromage et charcuterie française :

Si vous êtes à Montréal, je vous invite à faire un détour au restaurant La Villette dans la vieille ville. Si vous n’avez pas peur d’affronter la musette à tue tête et l’humour québécois du sosie de Uncle Tom, foncez. Et c’est pas dispendieux pantoute ! De quoi vraiment apprécier le foie gras…

oct 05

Avant hier, 8h00. Quelqu’un sonne à “l’intercom” : “C’est PostCanada, j’ai un colis pour vous !”. J’ouvre, et le facteur me dit “ce serait-tu pas un colis de Maman ?”. Et bien… si !!!

Un colis qui tombe à point nommé, puisqu’il contient un concentré de produits qu’on trouve difficilement ici, ou à prix d’or. J’en connais une qui va faire rapidement un sort à ces neuf tablettes de chocolat (il en manque déjà une)…

Pour ma part, c’est l’Epoisses et le Comté qui vont y passer ! Pour l’instant, tout ce petit monde se refait une cure de jouvence dans le frigo, et ils en ont bien besoin, après la semaine qu’ils ont passé !

Ca va me changer du cheddar, que j’arrive à apprécier malgré tout. Merci môman !

sept 22

Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête. Pendant mon dernier cours je me suis mis à lire l’étiquette de ma bouteille d’eau minérale, achetée chez Super C (ils n’en sont pas encore au U ici).

Bon, on est habitué à manger du “génétiquement modifié” ou du “mécaniquement trié” (je ferai un de ces jours une descente dans notre frigo pour vous montrer les merveilles qui s’y trouvent) … mais avec de l’eau, je pensais être tranquille !

Bon déja avoir une liste d’ingrédients pour de l’eau ça surprend, mais voilà ce qu’on peut lire sur la bouteille : “Eau de la distribution municipale de la région de Peel, ou de Vancouver, ou de Montréal. Pour le Québec : eau de la distribution publique de Montréal”. En gros, c’est de l’eau du robinet en bouteille ? Presque, parce qu’elle est “traitée puis déminéralisée par osmose inversée, ozonée” et enfin on y rajoute quelques “sels minéraux dissous”.

Tout ça lui donne, selon le slogan “le goût de la pureté” (marque déposée). Le goût, c’est déjà ça. Bon, de deux choses l’une : soit j’arrête de lire les étiquettes, soit j’arrête de manger (et de boire).

sept 10

A 15 minutes de marche de chez nous, Atwater, surnommé “le plus grand jardin en ville”, est un marché très réputé à Montréal. Abrité par un bâtiment de 1931, le marché compte pas moins de neuf boucheries, une brûlerie (torréfacteur), six boulangeries… et surtout trois fromageries !

Je pensais donc trouver Roquefort, Chabichou et autre Maroilles à moindre prix… Et effectivement, on trouve de tout, mais parfois à prix d’or : compter pas moins de $17 TTC pour un Époisses !

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sept 02

La poutine, c’est LE plat québécois. Amateurs de repas légers et délicats, passez votre chemin. La poutine, c’est le plat des hommes ! Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette spécialité culinaire dont les ingrédients font rêver :

- Frites de bonne taille
- Fromage en crottes de Cheddar frais
- Sauce brune espagnole style « barbecue » faisant fondre le fromage

D’après Wikipédia, « Lorsqu’il est très frais, le fromage utilisé prend l’appellation populaire de “fromage qui fait skouitch-skouitch”, désignant le bruit caractéristique produit lorsque ce fromage entre en contact avec les dents, lequel est très recherché par les amateurs de poutine ».

Personnelement, je n’ai pas entendu le cri de la poutine ! Il n’en reste pas moins qu’il fallait essayer. On est donc allé dans un “resto-minute”, style bar américain de bord de route (du genre de cette scène mythique de Dumb & Dumber).

Vertict : bon je vous l’accorde, ce n’est peut-être pas la spécialité la plus rafinée qui soit… mais la poutine à le mérite de tenir au corps tout l’après-midi !

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