fév 08

Après six mois au Canada, c’est sûr qu’on commence à s’habituer à la vie quotidienne “d’icitte” et on a maintenant nos repères dans cette culture à la fois si proche et si différente. Malgré tout, on est en Amérique ! Et en traversant l’Atlantique certains détails sautent à nos yeux de maudzits français.

Alors que Papa Maman débarquent tout bientôt pour manger les derniers morceaux de l’hiver Canadien, voici une petite revue en images des choses insignifiantes qui nous ont surpris à notre arrivée en Août dernier (a l’époque, c’était l’été, ahh…), et qui les surprendrons aussi.

Et vous, c’était quoi ?

Wow ! On rigole bien avec nos boîtes de 24 Dolipranes. Ici, chez Jean Coutu ou Familiprix, les aspirines se vendent en boîtes de 500 comprimés, pour les gros, très gros maux de têtes.

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jan 26

Hier soir, nous avons tenté le resto O.NOIR, une expérience culinaire assez extraordinaire. Le concept à fait fureur à Paris, en Australie, à New-York et Los Angeles… et débarque pour la première fois au Canada à Montréal.

L’idée est assez surprenante, puisqu’il s’agit de vivre l’espace d’un instant le quotidien des personnes aveugles, en mangeant dans le noir absolu !

A peine entré, il faut se débarrasser de toute source lumineuse : portable, lampe, etc. Puis il faut choisir son plat, tant qu’il fait encore jour. Petit conseil, optez pour le menu “surprise”, et vous ne saurez pas ce qu’il y aura dans votre assiette. Arrive ensuite notre serveur, non-voyant, qui va nous guider jusqu’à notre table : “Accrochez vous à mon épaule, et attention !”.

Voilà une petite vidéo qui explique le concept. Il s’agit de l’Opaque de New-York, mais c’est exactement la même chose à Montréal, et j’imagine ailleurs. Ne vous moquez pas, c’est vraiment difficile de manger quand on n’est pas habitué à cet environnement !

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jan 22

Lors de notre dernier trip à New York, nous avons comme d’habitude fait une halte au duty-free, pour acheter au minimum 2 kg de Toblerone. Entre les tuques en peau de caribou et les t-shirt “I love MTL”, nous sommes tombés sur des noix bien étranges : les noix d’acajou (cf photo).

On a tous été étonnés, car vu la forme de la noix, il s’agit de toute évidence de la noix de cajou (sans le A). Peut-être un peu vite, on en a donc tous conclu à une affreuse fote d’ortograf. Vraiment ?

J’ai mené ma petite enquête, et bon nombre d’encyclopédies ou dictionnaires en ligne ne connaissent que la noix de cajou. Certains sites parlent effectivement de noix d’acajou, mais comme on dit “le papier se laisse écrire”, l’HTML aussi. Alors, l’acajou fait t-il des noix ? Le nom “acajou” vient de “acajù” en langue Tupi, une tribu brésilienne canibale, et désigne l’anacardier, qui donne le cajou, pomme-cajou, noix de cajou ou d’acajou, ou comme vous voudrez bien l’appeler

Ce qui est certain, c’est qu’en anglais on parle de “cashew” (rien à voir avec le cachou), “caju” en portugais, “cajuil” en espagnol et “acajou” ou “cajou” en français. Il semblerait que le terme “cajou” soit plus utilisé pour parler de la noix, et “acajou” pour désigner le bois précieux qu’on connaît. Et d’après ce que j’ai trouvé, l’anacardier n’est pas l’arbre qui donne ce bois, donc il n’y a a priori aucune raison de manger des noix d’acajou. Sauf que les deux s’utilisent (et se vendent visiblement).

C’est à n’y rien comprendre, alors si Bernard Pivot passe par là, il est le bienvenue ! Moi je vais aller manger des cacahuètes…

jan 15

J’avoue qu’au départ je n’avais pas trop d’idée pour cette rédac’blogue du mois sur le thème du “petit-déjeuner”.

J’avais préparé mon excuse : au Canada, le petit-déjeuner n’existe pas. Au Québec en tout cas. Quoi ? Oui parce que les noms des repas sont différents. Le petit-déjeuner devient le déjeuner, le déjeuner devient le dîner et le dîner… le souper. En résumé, on ne dit pas “Qui dort, dîne”, mais “Qui dort, soupe”.

Après tout si on y pense c’est logique car “déjeuner”, de même que breakfast (break-fast) en anglais signifie littéralement dé-jeûner, c’est à dire rompre le jeûne de la nuit.

A quoi bon rendre ce rituel “petit” ? Dixit papa, à l’origine le petit déjeuner était pris dans les fermes à 5h du matin, quand les fermiers se levaient de bon pied pour aller traire les vaches. Un café et deux tartines vite fait, histoire de tenir au saut du lit. Une fois le travail fait, vers 9h30-10h, tout ce petit monde - les vaches en moins - rentrait prendre le déjeuner. Le vrai, avec le bout de camembert qui va bien et le hareng saur trempé dans le chocolat au lait (frais, pour le coup). S’en suit le soûper et le dîner.

Mais alors, pourquoi le petit-déjeuner n’existe plus “icitte” ? Et bien parce que sur ce coup là, le québécois a été plus futé. Vous vous levez encore, vous, à 5h du mat’, pour aller traire les vaches ? C’est plutôt 7h ou 8h (voir 11h pour ceux qui hibernent en ce moment) en général. La logique voudrait donc de faire sauter le “petit” puisque son grand frère ne suit plus. Sauf qu’en linguistique, la logique n’est pas toujours le maître mot.

Voilà comment j’imagine la chose. Le Français a dû continuer à se lever tôt, et prendre son petit-déjeuner. Puis, les années passant, il s’est rendu compte que c’est pas mal de se lever plus tard. Manger aussi. Alors, malin, M. Dupont se levait à 9h, mais continuait à casser la croûte à peine levé. A 11h aussi, et midi également. Avec le temps, il s’est probablement rendu compte que manger à 10h, 11h et 12h c’était un peu abusé, alors il a décidé (par référendum probablement) d’en enlever un, le dernier en l’occurrence. S’en était fait, le dîner était mort.

La logique est discutable implacable. Mais alors pourquoi, cocorico, le souper est il devenu le dîner ? Là, je n’ai pas de réponse. Après il ne faudra pas se plaindre si le “français de France” est qualifié de “maudzit français”…

Si vous avez encore faim, allez donc grappiller chez Laurent, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Alcib, Bluelulie, Anne, Hpy, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, Jo Ann v, V à l’ouest, Marie, William, Catie, Nanou, Isabelle, Cecfrombelgium, Gally, Froggie, La Nymphette ou Julie70.

nov 25

Quand il fait froid en maudit dehors, il n’y a pas 36 solutions. Soit on reste caché sous la couette, soit on attaque la ville par les souterrains. Montréal est un vrai gruyère, et il est possible d’aller à peu près partout depuis à peu près n’importe où.

Et ça c’est drôlement pratique, surtout quand on habite pas loin d’un point d’entrée du “RÉSO”. Avec 30km de galeries et de commerces, tout est réuni pour passer l’hiver sans mettre le nez dehors.

Sauf que nous, nous sommes des guerriers, et on est aussi venu ici pour affronter le froid ! Bon, on en reparlera quand il fera -35°C…

nov 22

Le confort de frappe, c’est important. Surtout quand on passe une bonne partie de ses journées (et de quelques nuits) devant un écran. Mon problème, c’est d’être au Québec, dans une université anglophone, avec un PC français. Du coup je perds la boule, et je deviens dyslexique du clavier.

8h par jours (grand max !) je pianote sur un clavier QWERTY anglophone. Ça passe, parce que import java.util.Vector; ou for (int i = 0 ; i < 4 ; ++i ) c’est international. Mais quand il s’agit de répondre à sa banquière bourguignonne depuis l’Université, je suis contraint de faire le deuil des accents et autres maudzits caractÈres franÇais. Instantanément, vos “parents indignés” deviennent “indignes” et votre interlocuteur se demande s’il doit emmener sa canne à pêche au “palais des congres“. C’est mi-grave, il est 16h, et c’est l’heure de rentrer à la maison.

J’allume mon PC, un vrai PC Français (d’une compagnie américaine, fabriqué en Chine) qui a toutes les touches avec les accents qui vont bien ! Mais là, c’est la misère… mes mains pianotent toutes seules, mais à côté de la plaque. Mon Q n’est pas au bon endroit, et mon M se fait la malle, bouffé par la virgule. Ahhh ! Du coup pour éviter de fqire des phrqses croches, je suis obligé de sacrifier la rapidité de frappe pour regarder les touches. S’en est trop.

Voilà quelques solutions, pas toujours intelligentes, pour contourner le problème du “bilinguisme du clavier”.

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sept 10

A 15 minutes de marche de chez nous, Atwater, surnommé “le plus grand jardin en ville”, est un marché très réputé à Montréal. Abrité par un bâtiment de 1931, le marché compte pas moins de neuf boucheries, une brûlerie (torréfacteur), six boulangeries… et surtout trois fromageries !

Je pensais donc trouver Roquefort, Chabichou et autre Maroilles à moindre prix… Et effectivement, on trouve de tout, mais parfois à prix d’or : compter pas moins de $17 TTC pour un Époisses !

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août 31

Je viens de découvrir deux services forts pratiques, gratuits au Canada.

  • Le premier, txtDrop.com permet d’envoyer gratuitement des SMS au Canada (et Etats-Unis), le destinataire recevra juste une petite pub en fin de message.
  • Le deuxième, moins utile à mon avis, c’est EasyPost.ca, qui permet d’envoyer des lettres au Canada (des vraies, avec du vrai papier d’arbre).

Donc pour les chanceux qui ont notre adresse ou notre “cellulaire”, n’hésitez pas, en attendant qu’on ait des amis canadiens !

août 28

Finalement on a trouvé chaussure à nos valises. Mais d’abord, comment on trouve un appartement ? Le plus facile, c’est d’utiliser internet. A mon avis, c’est indispensable de trouver à l’arrivée un appartement avec accès au net, parce que tout va assez vite. On a donc épluché les annonces de différents sites, entre autres :

La première chose qui surprend, c’est que les tailles d’appartement ne sont jamais renseignées. Il est juste indiqué le nombre de pièces. Un 3½ est par exemple un appartement de 3 pièces, le ½ correspondant à la salle de bain. Soit. Dans notre cas, on cherchait un meublé, ce qui est assez rare finalement.

L’avantage, c’est qu’au Québec, le bail est très réglementé. Le propriétaire n’a pas le droit de demander autre chose que le loyer du prochain mois. Caution, mois d’avance, etc… sont strictement interdits par la Régie du Logement du Québec. En pratique, ce n’est pas toujours le cas.

Les réponses aux annonces se font directement, les « cellulaires » des propriétaires sont indiqués, y’a qu’à appeler pour visiter. C’est là que les surprises commencent. Mauvaises, souvent…

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août 13

A dix jours du départ, on s’est dit qu’il serait temps de fouiller dans les petites annonces histoire de trouver où dormir les 365 prochaines nuits. Nous savons où loger pendant la première semaine, donc rien de pressant, mais regarder un peu ce qui se fait permet de dégrossir le travail avant l’arrivée sur place.

Je décide donc de parcourir les offres de Craigslist. Le site est, il faut le dire, assez moche et mal foutu, mais le principal y est : des annonces à la pelle.

Première chose, l’immobilier à Montréal (et plus largement dans le Canada) est moins cher qu’en France. Vous me direz, c’est pas bien difficile… On trouve donc des annonces plus alléchantes les unes que les autres, parmis lesquelles une qui attire particulièrement mon attention :

“$750 / 2br - Luxury and Amazing 2 Br in Downtown Building”
(en français : “518€ / 2 ch. - Luxueux appt. d’exception 2 ch. dans immeuble du centre”)

L’annonce fait rêver, je décide donc de contacter le propriétaire. Commence alors un échange de mails avec la mystérieuse Sandra, et l’affaire s’annonce de plus en plus douteuse…

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